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Cette analyse a été commandée et financée par l’entreprise concernée et constitue donc un avantage non-monétaire mineur tel que défini par MIFID2

Dolfines

CR
Bloomberg   ALDOL FP
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Capital increase to bring some order
Objectif
Potentiel 629 %
Cours (€) 0,01
Capi (M€) 0,19
Perf. 1S: -15,7 %
Perf. 1M: -50,0 %
Perf. 3M: -88,3 %
Perf Ytd: -97,1 %
Perf. relative/stoxx600 10j: -21,2 %
Perf. relative/stoxx600 20j: -51,3 %
Autres News / Commentaires08/11/2019

Shell acquiert un développeur français spécialisé dans les projets éoliens flottants

Shell fait l’acquisition du développeur français spécialisé dans l’éolien flottant Eolfi. La major pétrolière anglo-néerlandaise, qui souhaite se placer du “bon côté de l’histoire”, augmente ses investissements dans les énergies renouvelables. Avoir un tel acteur engagé désormais en France est une bonne nouvelle pour la chaîne d’approvisionnement dans le pays. Répondant à l’ambition du groupe de réduire de moitié son empreinte carbone nette d’ici 2050, cette acquisition est une preuve supplémentaire du potentiel de l’éolien flottant du point de vue de la transition énergétique.


Actualité

Shell poursuit ses efforts en matière de transition énergétique avec l’acquisition d’Eolfi. La major nourrit de fortes ambitions dans les énergies renouvelables, s’étant fixée pour objectif de réduire de moitié son empreinte carbone nette (NCF) d’ici 2050. La NCF correspond au volume de CO2 émis rapporté à la quantité d’énergie vendue. Bien que relative (les émissions absolues de CO2 pourraient augmenter dans le cadre de ce régime), la NCF tient compte des émissions scope 3. Si ces dernières sont celles indirectes (émises par les utilisateurs finaux), elles englobent la grande majorité du secteur pétrolier et gazier (soit le CO2 émis par les produits pétroliers raffinés). Shell doit choisir entre réduire progressivement ses activités pétrolières et gazières (pour diminuer ses émissions de CO2) et investir dans les énergies renouvelables (afin d’augmenter la quantité d’énergie vendue). Il est vital, selon nous, de comprendre cette logique dans la mesure car Shell ne devrait pas réduire ses activités (lucratives) dans le pétrole et le gaz. Ainsi, les énergies renouvelables sont un moyen parfait de poursuivre cette stratégie. Le groupe prévoit d’investir de 2md€ à 3md€ par an dans sa division Energies nouvelles d’ici 2025 avec le désir de devenir la plus grande compagnie d’électricité au monde.

Cela implique de soutenir les investissements dans l’éolien flottant que les majors pétrolières et gazières semblent privilégier. Outre Shell, Equinor, BP, Eni et Total s’engagent également dans le secteur. L’AIE a récemment estimé que les capacités mondiales dans l’éolien flottant pourraient être multipliées par 15 d’ici 2040. L’Europe joue un rôle majeur dans le développement de ce type de parcs susceptible de devenir la plus grande source d’énergie de la région. En France, cette évolution est une bonne nouvelle pour la chaîne d’approvisionnement nationale. Shell y voit “des opportunités de développement de l’éolien en mer”. L’acquisition d’Eolfi apportera une expertise dans la technologie, soutenue par les ambitions affichées de Shell. Eolfi et ses partenaires développent un projet pilote d’éolien flottant en France (trois turbines) dont la mise en service est prévue pour 2022, au large de la Bretagne (Groix et Belle-Île). Les flotteurs sont semi-submersibles et conçus par Naval Energies. Les éoliennes ont une capacité de 9,5 MW et sont fabriquées par MHI Vestas.


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