Les évaluations fondées sur les pairs sont évidemment dominées par Hermès. Odiot ne crée pas activement la rareté comme le fait fièrement Hermès, mais il y a bien une rareté lorsqu’il s’agit d’acheter ses produits. Les deux prochaines années diront si l’entreprise est plus axée sur le volume, ce qui justifierait dès lors des pairs plus ordinaires.
La DCF est dominé par la croissance rapide attendue au cours des 3 prochaines années, la croissance à plus long terme étant plus un pari. Nous avons utilisé la croissance à long terme du marché de l’ultra-luxe, estimée à 12%/an.
Nos calculs de de NAV sont une tentative risque=ée d’aller dans le détail en s’appuyant sur les ventes par segment fournies par Odiot. Les EV/Ventes sont inévitablement appliquées de manière plutôt arbitraire.
Une autre approche plus industrielle consisterait à attribuer une valeur de remplacement aux quelque 3 400 moules et matrices. Les acheter à nouveau coûterait environ 35 à 40M€ à un nouvel entrant. Auquels il conviendrait d’ajouter la marque Odiot. Le point ici est que l’évaluation basée sur la NAV peut facilement atteindre les 30 à 50 M€ pour les acheteurs commerciaux. Pour l’instant, nous maintenons l’évaluation par segment entre 12 et 15M€.
En marge, et selon la capacité d’Odiot à s’autofinancer, et donc la taille de son stock de métaux précieux, certains investisseurs pourraient considérer l’entreprise comme un pari sur les prix de l’argent. Pour l’instant, c’est une tâche ardue. Notez que, au cours des 10 dernières années, l’argent et l’or ont offert des rendements largement similaires, l’argent ayant soudainement accéléré du fait de la demande industrielle.
