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Cette analyse a été commandée et financée par l’entreprise concernée et constitue donc un avantage non-monétaire mineur tel que défini par MIFID2

Drone Volt

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Du secteur des biens aux services
Activités et tendances

Drone Volt est une société française établie à Villepinte, près de l’aéroport international de Roissy-Charles de Gaulle. Fondé par Dimitri Batsis, le groupe est spécialisé dans la conception, l’assemblage et la distribution de drones aériens télécommandés, ainsi que dans les services, formations et logiciels associés. Ses produits s’adressent à une large gamme de marchés et de clients, allant du grand public aux usages civils professionnels, notamment dans les secteurs de la sécurité, de l’inspection, du transport et de la topographie.

Les principales activités de la société comprennent le développement de produits, l’ingénierie et la conception, ainsi que la fabrication de matériel, de capteurs volants, de plateformes de traitement de données et de drones. Afin d’améliorer les services offerts à la clientèle, la société a également développé une expertise en matière de logiciels et d’intelligence artificielle, allant jusqu’à proposer des solutions clés en main. Drone Volt assure également un service après-vente et dispense des formations aux pilotes de drones sur le fonctionnement de ses équipements et sur la réglementation.

Le groupe Drone Volt est présent en France et à l’étranger au travers de ses filiales au Danemark, au Benelux, au Canada, aux Pays-Bas et de ses agents aux États-Unis et en Suisse.

L’organigramme de Drone Volt se présente comme suit :

L’ensemble du marché devrait afficher une forte croissance

Le groupe opère sur un marché à très fort potentiel, mais actuellement encore très immature, et ce pour plusieurs raisons. Datant des années 70, la technologie a longtemps été réservée à un usage militaire. Elle n’a été étendue au domaine civil que depuis quelques années, aidée par les progrès en matière de miniaturisation et la baisse des coûts.
En termes de prévisions sur le secteur, les études de marché fiables et récentes sont rares. Toutefois, selon The Insight Partner dans un rapport publié en août 2019, le marché mondial des drones civils était alors estimé à 6,56md$ en 2018 et devrait atteindre 21,61md$ d’ici 2027 et afficher un taux de croissance annuel moyen de 14,3% sur la période de prévision allant de 2019 à 2027. Le rythme de la croissance devrait également s’accélérer à la fin de cette période, lorsque les principaux contributeurs en termes de dépenses civiles liées aux drones seront l’agriculture, l’immobilier/infrastructure, et l’énergie/électricité. En outre, dans un rapport publié en juin 2019, le Teal Group a tablé sur un quasi triplement de la production mondiale de drones civils d’ici les dix prochaines années. Sur la période, la production totale de drones non militaires représenterait 88,3md$, avec un bond de 4,9md$ à 14,3md$ en 2028 correspondant à un TMVA de 12,6%. L’étude comprend des prévisions concernant l’équipement des commerces, des ménages et du public non-militaire. Un an auparavant, GlobeNewswire avait mentionné l’étude de Market Research Future selon laquelle la taille du marché du drone devrait augmenter jusqu’à atteindre 129,3md$ d’ici 2028, ce qui équivaudrait à un TMVA de 20,18 % entre 2018 et 2028.

Le marché du drone comprend quatre types d’intervenants :
*Les assembleurs, qui peuvent acheter ou concevoir leurs propres composants, et les assembler pour créer des plateformes de drones opérationnelles.

  • Les distributeurs, qui opèrent généralement sur le segment des ménages.
  • Les opérateurs, qui font fonctionner les drones dans diverses conditions et pour différents usages.
    *Les organismes de formation, qui entraînent et certifient les pilotes désireux d’opérer en respectant la réglementation.

Un marché très fragmenté, en pleine mutation et à la recherche de la rentabilité économique

Malgré des perspectives de croissance impressionnantes, et alors même qu’il doit encore apporter la preuve de sa viabilité économique, le marché se situe au début du cycle de vie du produit, avec une adoption et un usage relativement précoces, et se caractérise par sa fragmentation extrême avec une myriade de petits intervenants. Ainsi, selon Les Échos, il comptait 7 000 entreprises recensées en France en 2018 totalisant un chiffre d’affaires compris entre 100m€ et 150m€. De fait, le secteur est très concurrentiel, certains acteurs (les plus petits) faisant baisser les prix en ayant recours aux drones de loisir, avec une valeur ajoutée du service offert très faible. Cela explique en partie le grand nombre de faillites observées ces dernières années et les difficultés rencontrées par certaines entreprises, très peu d’entre elles étant actuellement rentables. Pour progresser sur l’échelle de la valeur ajoutée, les acteurs passent donc du statut de « détaillant » à celui de concepteur/assembleur.

Le marché des drones doit faire face à un certain nombre d’obstacles, dont la peur du changement. Ayant servis de tests dans un premier temps, les contrats sont relativement petits. Il était en effet d’abord nécessaire de connaître et d’assimiler la technologie pour pouvoir ensuite faire croître les volumes et la transformer en ventes croisées. Un deuxième obstacle est davantage lié aux contraintes réglementaires sur les vols de drones, qui n’en sont qu’aux premiers stades, en l’absence d’harmonisation entre les pays ou entre les régions.

Une réglementation croissante

Pouvant dans un premier temps représenter un obstacle, l’élaboration d’un cadre réglementaire exhaustif devrait, selon nous, libérer la demande en autorisant le vol des drones, la formation des pilotes et en clarifiant les questions d’assurance. En effet, en l’absence de réglementation, compte tenu d’un vide juridique dans un grand nombre de pays, le développement du secteur a été poussif, les opérateurs ne pouvant pas s’appuyer sur des règles précises, posant des problèmes d’assurance lorsque le vol des drones n’était pas tout simplement interdit. Aux États-Unis, il n’y a pas eu de réglementation fédérale pendant longtemps, ouvrant la voie à l’expérimentation à l’échelle locale, jusqu’à ce que la Federal Aviation Administration (FAA) fixe des règles contraignantes début 2015, avant de les assouplir légèrement mi-2016. La crise sanitaire de 2020 liée à la Covid-19 pourrait toutefois accélérer ce qui parait être une tendance de fond. La FAA a autorisé deux entreprises de drones à livrer équipements et produits aux hôpitaux.

De son côté, la France a été pionnière sur le segment. Selon la DGAC (Direction générale de l’aviation civile), le pays occupe la troisième place mondiale en termes de nombre de pilotes de drones. La DGAC a établi dès avril 2012 quatre différents scénarios (pour plus de détails, voir la section « En savoir plus ») encadrant l’exploitation des drones aériens avec des règles précises. La réglementation française est également très stricte concernant les différents enregistrements et certifications nécessaires tant pour les fabricants de drones, les opérateurs, les pilotes et les autorisations de vol, établissant un cadre réglementaire certes complexe, mais offrant de réelles opportunités commerciales. Cependant, cet ensemble de règle doit désormais être resitué dans la perspective des nouvelles règles européennes (publiées en juin 2019) devant se substituer progressivement au droit national afin de contribuer à l’émergence d’un marché européen pour le secteur du drone. En place en janvier 2021, la première réglementation définira les différents types d’utilisation des drones. La grande étape suivante consistera à instaurer l’espace-U à l’échelle européenne pour permettre la gestion du trafic des drones (devant être opérationnel d’ici 2023).

En attendant, l’accent est mis sur la formation et la traçabilité. Une formation et une évaluation en ligne sont proposées pour sensibiliser les télépilotes des drones de loisir pesant plus de 800 grammes aux règles de base en matière de sécurité, de circulation aérienne et de vie privée. Formation théorique et pratique pour les télépilotes professionnels quelque peu comparable, mais moins exigeante, que la licence de pilote privé (PPL) et centrée sur le maniement des drones, le certificat d’aptitude théorique a été créé. Enfin, des consignes de sécurité sont désormais consignées dans les emballages. En outre, les drones de plus de 800 grammes sont enregistrés administrativement.

Le marché potentiel

Grâce à ses produits haut de gamme et hautement personnalisés, Drone Volt s’adresse aux marchés de niche de la sécurité civile, de l’inspection et de la surveillance. Dans l’industrie, ses produits peuvent être utilisés dans un large éventail de domaines, tels que l’inspection de turbines électriques ou de parcs éoliens pour le compte d’entreprises de services publics comme Vietnam Electricity. La numérisation de plus en plus poussée de ce dernier secteur sur fond de transition vers les énergies renouvelables obligeant les intervenants à abaisser leurs coûts d’exploitation devrait, selon nous, offrir de nombreuses opportunités à l’entreprise. Les tâches de maintenance et la surveillance des performances du réseau par drone peuvent en effet contribuer à réduire les coûts, tout en améliorant la qualité grâce au recours à l’intelligence artificielle (IA). Les tâches risquées en matière d’inspection, généralement effectuées à prix coûteux soit par des humains, soit par des hélicoptères ou des avions, pourraient à terme être confiées à des drones. Dans une étude publiée en mai 2016, PwC a estimé à 9,46md$ le marché potentiel des solutions reposant sur les drones dans les secteurs de l’électricité et des services publics. À ce jour, Drone Volt a décroché un important contrat avec RTE pour équiper le groupe en drones d’inspection. Les produits peuvent également servir à l’inspection des tours de télécommunication ou à la surveillance des sites industriels. L’IA, lorsqu’elle est embarquée sur un drone, peut effectuer des tâches rapidement et efficacement avec peu de ressources en repérant automatiquement les points de divergences ou les sources d’inefficacités par rapport à un schéma préétabli (impact sur les éoliennes, sur les lignes à haute tension, etc.). Permettant de réduire les coûts et d’améliorer la sécurité, un tel progrès peut véritablement changer la donne pour un certain nombre de secteur.

En outre, grâce à son savoir-faire et à son expertise en IA, le groupe peut éventuellement proposer des solutions purement logicielles en matière de vision par ordinateur. Dépassant son champ d’action initial, l’offre devient de fait beaucoup plus élargie (permettant notamment des « villes intelligentes », la production et la logistique pour le contrôle de la qualité, etc.).

De distributeur à designer
L’activité de Drone Volt est organisée autour de deux grands volets :
- La distribution – vente de drones à de marques tierces
- Drone Volt Factory : vente de ses propres drones, service après-vente et formation

La société a démarré son activité en assemblant et en distribuant des pièces détachées et des systèmes de drones provenant d’autres fabricants, comme le chinois DJI. Ces produits étaient destinés au marché des particuliers et s’adressaient à une petite fraction de clients bien informés faisant l’acquisition de pièces de rechange pour des systèmes qu’ils construisaient eux-mêmes. Si le segment (distribution) contribue toujours à l’activité, il n’est plus prioritaire pour la croissance future du chiffre d’affaires. Alors qu’un fort développement des activités est attendu, il devrait stagner dans le meilleur des cas.

Depuis 2016, et sous l’impulsion de l’équipe de direction arrivée en 2012, le groupe s’est progressivement tourné vers le marché des drones professionnels, plus lucratif et offrant des opportunités toujours plus nombreuses. Drone Volt Factory (DVF) propose une chaîne de services intégrée, allant du développement maison de systèmes de drones (Hercule) à la formation et au soutien administratif pour se conformer à la réglementation française. Cette intégration constitue un atout commercial et marketing, le client faisant l’acquisition d’un produit clé en main pratiquement immédiatement. Alors qu’elle a initialement mobilisé des capacités de R&D, de production et de développement, cette activité peut désormais être en grande partie sous-traitée. La France bénéficie d’un tissu industriel très dense dans l’aéronautique qui assure également une certaine flexibilité en termes d’opex. En outre, la gamme Hercule nécessitant de plus grands besoins en service après-vente et maintenance que l’activité de distribution (de marques tierces), elle permet une meilleure rationalisation des flux de trésorerie. En 2017, Drone Volt a acquis les activités de son concurrent Aerialtronics, ajoutant le drone Altura Zenith, ainsi que la caméra intelligente Pensar, à son portefeuille de produits et renforçant dans le même temps ses capacités en R&D.

  • DVF a été à l’origine d’une augmentation progressive de la valeur ajoutée

Partant de zéro dans le secteur professionnel, le groupe a dans un premier temps surtout assemblé des pièces détachées préexistantes, ce qui a limité sa capacité d’innovation et créé une situation de dépendance vis-à-vis de ses fournisseurs, mais lui a permis de développer une rapidité d’exécution.

Dans un second temps, des efforts en R&D ont permis au groupe de concevoir des pièces détachées personnalisées pour ses produits, à sa propre initiative ou afin de répondre aux demandes de ses clients. Améliorant la personnalisation ainsi que l’innovation, cette tendance s’est soldée par la création d’un certain nombre de drones innovants (tels que le Drone Spray) et a établi la réputation du groupe en tant qu’acteur majeur dans ce domaine. Alors que la base technique sous-jacente reste externe à DVF et que la majeure partie de la production est externalisée, ce niveau de personnalisation se limite aux « accessoires », mais il apporte un réel plus pour un coût limité.

Grâce au déploiement d’une chaîne d’assemblage pour drones conçus en interne, Drone Volt Factory permet à Drone Volt d’augmenter la chaîne de valeur. Le groupe poursuit sa stratégie de montée en gamme, à partir d’un design exclusif à partir de pièces détachées externes et du développement du logiciel associé, qui représente l’essentiel de la valeur ajoutée. En proposant à la fois système de drone, logiciel et services associés, Drone Volt offre désormais des solutions clés en main à ses clients.

La formation comme puissant moteur de croissance

Parallèlement, nous estimons que le renforcement en cours de la réglementation encadrant le vol des drones partout dans le monde devrait soutenir : i) la demande de drones, et ii) les besoins en formations des télépilotes tant sur le fonctionnement de équipements que sur la réglementation plus strictes. Drone Volt a développé son expertise en matière de réglementation et de formation en France, dans le prolongement de la réglementation mise en place par la DGAC qui impose l’enregistrement des opérateurs, le dépôt de demandes auprès des préfectures pour obtenir les autorisations de vol, un stage de formation obligatoire pour les pilotes et l’obtention d’une certification. Drone Volt peut faciliter les procédures administratives en proposant des packs en supplément de chaque système de drone vendu et a créé Drone Volt Academy pour dispenser des sessions de formation aux futurs pilotes. Cette académie bénéficie de solides infrastructures à Villepinte, parmi lesquelles un hangar fermé permettant d’effectuer des sessions de vol en cas de mauvais temps. Détenant neuf centres de formation en Europe et en Amérique du Nord, Drove Volt peut désormais développer à l’étranger l’expertise acquise sur le sol français.

L’expansion à l’international renforcée par des partenariats et des accords de licence

Grâce à l’expérience acquise au sein d’un environnement fortement réglementé, le groupe peut développer son modèle d’activité à l’étranger. La priorité a été dans un premier temps donnée à l’Europe, avec l’ouverture d’une filiale danoise début 2015. L’expansion à l’international s’est ensuite accélérée en 2016 avec la signature d’un contrat de distribution pour le Benelux, la Suisse, les États-Unis et le Canada. L’acquisition d’Aerialtronics en 2017 a également permis au groupe de nouer des relations avec des clients asiatiques.

Cependant, en parallèle de ces développements autofinancés, nous estimons que le groupe a récemment noué des relations très constructives avec un certain nombre d’acteurs outre-Atlantique, lui permettant d’étendre ses activités à l’Amérique du Nord à moindre coût.
En effet, afin d’accélérer son développement à moindre coût aux Etats-Unis, Drone Volt a annoncé en novembre 2019 la signature d’un accord avec Robotic Skies prévoyant la production et la commercialisation de drones Hercules « made in USA ». Permettant à Drone Volt de percevoir des royalties, cet accord donne accès à moindre coût au marché d’un pays sur le point d’interdire les drones chinois.
Fin août 2020, le groupe a également annoncé la signature d’une lettre d’intention avec Aquiline Drones, une entreprise américaine spécialisée dans les drones et le cloud offrant une large gamme de services aux opérateurs. Cette dernière souhaite produire le Hercules 2, le Zénith d’Altura et sa caméra Pensar avant fin 2020, au rythme impressionnant de 1 000 unités par mois. S’étant fixé des objectifs ambitieux en termes de volumes, Aquiline Drones devrait ensuite augmenter ses capacités de production de 3 000 unités par mois pour les porter à un total de 10 000 unités par mois. Une telle performance serait impressionnante. Aquiline Drone prévoit à la fois de vendre ces drones à sa base actuelle de clients et de combler le vide laissé par les restrictions imposées par l’administration fédérale américaine à l’utilisation des drones chinois. Nous jugeons ce possible partenariat très prometteur et créateur de valeur pour Drone Volt. Selon les termes actuels de l’accord, Drone Volt aurait droit à 10% du chiffre d’affaires provenant de la commercialisation de ses drones et caméras sur une période de 5 ans, une commission révisée chaque année. Le Drone Volt aurait droit à un minimum de 100k€ par mois (à compter d’octobre 2020). Sur une base annuelle, le groupe percevrait 1,2m$ par exercice, un montant révisé à la hausse de 10% par an, représentant en tout une valeur minimale de 7,7m€ à l’horizon 2025. En outre, le groupe devrait bénéficier d’un paiement initial de 450k$ d’ici fin 2020 en compensation du transfert de savoir-faire. Afin de renforcer le partenariat, les deux sociétés envisageraient d’échanger 10% de leur capital.

En outre, un contrat très structuré a été annoncé en mars 2020 et signé en octobre 2020 par Drone Volt et Hydro-Québec. L’accord porte sur le développement industriel et la commercialisation exclusive d’un drone destiné à inspecter les lignes de transport d’électricité à haute tension. Nous estimons qu’il renforcera encore la crédibilité de Drone Volt dans le domaine de l’inspection des réseaux électriques, et qu’il devrait à terme permettre au groupe d’élargir son portefeuille de clients dans ce domaine. Une fois l’accord de partenariat industriel et commercial finalisé, Drone Volt pourra commercialiser le drone partout dans le monde. Le groupe table sur une centaine de livraisons sur une période de cinq ans à compter de fin 2020/début 2021.

Objectif
Potentiel 385 %
Cours (€) 0,01
Capi (M€) 3,26
Chiffre d'affaires par division
Chgt 22E/21 Chgt 23E/22E
  Secteur 12/21A 12/22E 12/23E 12/24E k€ % du total k€ % du total
Chiffre d’affaires 8 617 10 111 12 478 14 213 1 494 100 % 2 367 100 %
Drone Volt Factory Electrical Products-... 3 434 3 469 5 504 6 890 35 2 % 2 035 86 %
Distribution Electrical Products-... 5 183 6 642 6 974 7 323 1 459 98 % 332 14 %
Training Electrical Products-...
Consumer Electrical Products-...
Professional Electrical Products-...
Royalties Electrical Products-...
Other
Principales expositions
  Revenus Coûts Fonds propres
Devises "émergentes" 0,0 % 0,0 % 0,0 %
Dollar 0,0 % 15,0 % 0,0 %
Renminbi 0,0 % 40,0 % 0,0 %
Risque climatique à long term 20,0 % 0,0 % 0,0 %
Géographie du chiffre d'affaires
 
France 40,8 %
Europe 38,8 %
Other 20,4 %
Changements d’analyse : 12/10/2022, Changements de prévisions : 12/10/2022
Traduit d’une rédaction originale en anglais.